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Le rôle primordial du manager

Article 3 / 10

Le rôle primordial du manager

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Prendre soin de moi 09.02.21

Se sentir bien au travail peut tenir à des outils adaptés, un environnement sympathique ou une rémunération satisfaisante. Pourtant, une étude de la HBR[1] pose deux autres priorités : respect et reconnaissance. Pour la majorité des salariés interrogés, ces valeurs supplanteraient même de loin tout le reste. Et le manager est en première ligne.  

 

Il prévient les Risques Psycho-Sociaux

Quand les salariés multiplient les absences, se sentent débordés et bâclent des dossiers sans grande conviction, c’est qu’il faut peut-être revoir l’organisation globale de la charge de travail. C’est un des rôles du manager. En connaissant bien ses équipes, il peut réajuster la répartition des missions pour libérer temporairement ceux qui ont besoin de souffler, privilégier des horaires plus tôt ou plus tard suivant les impératifs personnels, proposer des réunions en visio ou basculer certains dossiers en télétravail. En jouant sur la flexibilité, il soulage certaines tensions, désamorce des contestations naissantes, apaise des relations tendues entre collègues, bref veille à ce que chacun puisse accomplir sa tâche sereinement en balayant avant qu’il ne soit trop tard les sources de stress qui pourraient l’affecter.

 

Il écoute et accompagne

La routine qui s’installe, ou au contraire l’incertitude et le changement permanent des conditions de travail comme lors de la crise sanitaire, génèrent de la frustration, une perte de sens et de motivation. Là encore, le manager a un rôle crucial à jouer. D’abord en étant à l’écoute de l’humain, au-delà du professionnel en souffrance. Il lui redonne confiance en reconnaissant la valeur du travail accompli, ce qu’il apporte au commun de l’entreprise. Il peut ensuite lui proposer des pistes de développement personnel, construire sa montée en compétences, initier une promotion ou accompagner un changement de poste. Par le dialogue, il humanise les objectifs à atteindre, relativise le diktat des chiffres, encourage les initiatives en lui accordant davantage d’autonomie. Un management plus humain booste la motivation individuelle et par ricochet la productivité. 70% de la variation de l’engagement des salariés serait même, d’après une enquête Gallup[2], directement imputable au manager !  

 

Il fait bouger l’entreprise

Au plus près des salariés, le manager est également le premier au courant des dysfonctionnements ou des besoins des salariés. Souvent issu du terrain comme eux, il est alors le mieux placé pour faire remonter les idées et les demandes, qui seront ensuite étudiées et intégrées dans la démarche globale de QVT de l’entreprise. Des avancées appréciables inspirées de la réalité du quotidien : accès à une douche pour ceux qui viennent à vélo, ergonomie d’un espace repensé, commande groupée de livraison de repas… Autant de mesures qui améliorent l’environnement général de l’entreprise et participent au mieux-être de ceux qui y travaillent.

 

 

[1] 20 000 employés interrogés il y a quelques années par la Harvard Business Review à travers le monde pour l'étude The Power of meeting your employees needs

[2] Enquête Gallup d’avril 2017