Prendre soin de moi

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L’automédication

L’automédication

Prendre soin de moi 11.04.19

L’automédication consiste à soigner soi-même des troubles bénins avec le conseil du pharmacien. Pratiquer l’automédication, c’est pouvoir soigner soi-même un trouble, un symptôme bénin, avec le respect de simples règles d’hygiène et de diététique, comme par exemple : boire régulièrement, tout au long de la journée, de petites quantités d’eau pour éviter la déshydratation en cas de diarrhée passagère, ou bien encore manger doucement et bien mâcher les aliments pour prévenir les ballonnements intestinaux.

Attention ! L’automédication n’est pas la prise de médicaments prescrits antérieurement par le médecin pour soi-même ou une autre personne, même si les symptômes se ressemblent en apparence.

Se soigner soi-même c’est bien, mais il faut adopter quelques bons réflexes, être bien informé et ne pas hésiter à demander conseil à son pharmacien.

Qui peut recourir à l’automédication ?

La pratique de l’automédication s’adresse à des personnes en bonne santé générale.

Elle nécessite toutefois un avis médical pour certaines catégories de personnes :

  • Celles qui souffrent de maladies chroniques, diabète ou insuffisance rénale par exemple,
  • Celles qui sont allergiques,
  • Celles qui suivent un traitement médicamenteux,
  • Les femmes enceintes ou allaitantes,
  • Les nouveau-nés et nourrissons.

En ce qui concerne les enfants, le recours à l’automédication doit se faire avec prudence. L’enfant n’est pas un adulte en miniature, c’est pourquoi il faut d’abord privilégier des mesures hygiéno-diététiques, comme le lavage de nez en cas de rhinopharyngite.

D’une manière générale, s’il faut recourir à un médicament d’automédication pour un enfant, il existe bien souvent des présentations pédiatriques adaptées disponibles en pharmacie. N’hésitez pas à demander l’avis de votre médecin ou le conseil de votre pharmacien.

Bien pratiquer l’automédication, c’est bien connaître le fonctionnement normal de son corps.

Quels symptômes peut-on soigner dans le cadre de l’automédication ?

Il est possible de pratiquer l’automédication pour des maux bénins, de faible intensité et sur une courte durée.

Si les symptômes apparaissent trop intenses, répétitifs ou s’ils surviennent pour la première fois, il est nécessaire de consulter un médecin. De la même manière, s’il n’y a pas d’amélioration de l’état de santé après deux ou trois jours de pratique de l’automédication, il faut également consulter un médecin.

Il existe une grande variété de situations ou de symptômes qu’il est possible de prendre en charge en automédication, parmi lesquels :

  • Les maux de gorge,
  • Le rhume,
  • La rhinite allergique,
  • Les maux de tête,
  • Les ballonnements intestinaux,
  • La constipation passagère,
  • Le bouton de fièvre,
  • Les piqûres d’insectes,
  • Les douleurs lombaires.

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

Quels sont les médicaments adaptés dans le cadre de l’automédication ?

Les médicaments qui peuvent être utilisés dans le cadre de l’automédication sont des médicaments dits à prescription médicale facultative, c’est-à-dire qu’il est possible de les acheter en pharmacie sans une ordonnance médicale.

Il existe près de 4 000 médicaments d’automédication disponibles en France sous des noms de marques, des présentations et des dosages différents. Pour s’y retrouver et faire le meilleur choix, apprenez à repérer sur la boîte du médicament sa Dénomination Commune Internationale (DCI). La DCI, le vrai nom du médicament, est un langage universel, commun à tous les professionnels de santé.  

Elle désigne la substance active ou molécule contenue dans le médicament (ex : paracétamol et l’ibuprofène sont des antidouleurs, la cétirizine est un antiallergique et l’héxétidine est un antiseptique…).

Même si les médicaments d’automédication sont disponibles sans ordonnance, il ne faut pas banaliser leur utilisation, car un médicament n’est pas un produit de consommation courante.

Tout médicament apporte des bénéfices pour la santé, mais peut également présenter des risques s’il n’est pas utilisé correctement.

Il ne faut pas hésiter à demander conseil au pharmacien qui saura vous orienter vers le médicament le plus adapté. Il faut également penser à consulter et conserver la notice du médicament qui contient des informations importantes relatives à son bon usage.

Attention aux médicaments vendus sur internet. Soyez méfiant ! Un médicament vendu sur internet peut être inefficace, voire dangereux.

En France, seuls des sites officiels rattachés à une vraie pharmacie physique sont autorisés à vendre certains médicaments sur internet. Vérifiez toujours la liste des sites autorisés pour la vente en ligne de médicaments sur le site du Conseil de l’ordre des pharmaciens.

Qu’est-ce que le libre accès des médicaments en pharmacie ?

Depuis le 1er juillet 2008, plus de 400 médicaments d’automédication parmi lesquels des médicaments allopathiques, des médicaments homéopathiques et des médicaments à base de plantes peuvent être mis en accès libre dans les pharmacies. Il est possible de choisir librement ces médicaments avant de les payer au comptoir du pharmacien. En cas de doute, il est toujours possible de demander conseil au pharmacien sur le choix le plus pertinent d’un médicament.

Ces médicaments en accès libre ne constituent qu’une partie des médicaments disponibles sans ordonnance en pharmacie. Le pharmacien dispose également derrière son comptoir d’un choix plus important de médicaments d’automédication. N’hésitez pas à comparer les prix.

Quelles sont les règles d’or pour bien pratiquer l’automédication ?

Pour pratiquer l’automédication en toute sécurité, il est nécessaire d’adopter de bons réflexes :

  • Demandez conseil au pharmacien. Expert du médicament, il peut vous conseiller sur le médicament le mieux adapté à votre cas en fonction des symptômes que vous pouvez lui décrire. N’hésitez pas à lui signaler les autres traitements que vous prenez afin de limiter les risques d’interactions entre médicaments qui peuvent parfois avoir des conséquences graves ;
     
  • Ne cumulez pas plusieurs médicaments sans en parler à votre pharmacien : les molécules peuvent interagir entre elles, ou cumuler leurs effets indésirables ;
     
  • Respectez toujours la posologie, et utilisez des formes adaptées à leur âge chez les enfants ;
     
  • Lisez et conservez la notice du médicament. Elle contient par exemple des informations importantes en matière de posologie, de durée de traitement, d’indications, d’effets indésirables… ;
     
  • Conservez l’emballage du médicament : il protège le contenu, permet l’identification rapide du médicament, notamment grâce à sa DCI, est un support d’informations en matière de traçabilité (n° de lot) et de conservation (date de péremption) ;
     
  • Ne reprenez pas des médicaments vendus sur ordonnance, même s’ils vous ont été prescrits antérieurement ;
     
  • Pendant la grossesse et l’allaitement, ne pratiquez pas l’automédication sans avis médical. Ces périodes particulières de la vie nécessitent un suivi attentif, c’est pourquoi la consommation d’un médicament d’automédication ne doit pas être envisagée sans l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien. La prise de certains médicaments peut avoir des conséquences très graves sur le fœtus ou l’enfant à naître ;
     
  • Si vous avez un traitement ou une pathologie chronique, demandez toujours l’avis de votre pharmacien ou de votre médecin, et repérez les molécules auxquelles vous avez droit ;
     
  • Ne prolongez pas une automédication. Si les symptômes ne diminuent pas en quelques jours ou que votre état de santé empire, arrêtez le traitement et prenez l’avis d’un médecin. N’oubliez pas de dire à ce dernier quel traitement vous avez auparavant tenté, cela le guidera dans son diagnostic ou dans son choix de prescription.