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dans un stade, cinq enfants sont sur la ligne de départ, prêts à courir

Quelle activité physique fera votre enfant à la rentrée ?

Par
professeur en activités physiques pour la santé
14.08.19

Il est recommandé d’atteindre 60 minutes d’activité physique quotidienne en pratiquant de multiples activités en ou plusieurs séances. Le constat est alarmant, en 2013, une étude internationale a montré que les enfants (9-17 ans) ont perdu 25% de leurs capacités physiques, sur les 40 dernières années. Une étude Britannique explique que seulement 50% des enfants (7-8 ans) atteignent le niveau d’activité physique recommandé (60 minutes par jour). Pourtant, les avantages de l’activité physique pour les jeunes sont nombreux.

Être actif a des bénéfices sur plusieurs aspects :

  • Le développement. L’activité physique favorise une croissance et un développement sains. En bougeant, l’enfant maîtrise de plus en plus d’habiletés motrices et fait travailler ses muscles. Il développe ainsi sa force, sa puissance et son endurance. Faire régulièrement des exercices d’étirement permet aussi d’augmenter sa flexibilité. Enfin, l’activité physique est une bonne occasion pour l’enfant d’améliorer sa coordination de même que sa posture, son agilité et son équilibre.
  • La condition physique. Une personne active voit ses capacités cardio-respiratoires et cardio-vasculaires augmenter, ce qui favorise le contrôle du poids et du taux de sucre ou de cholestérol dans le sang. L’activité physique diminue donc le risque de souffrir d’une maladie du coeur, de diabète, d’obésité et de certains types de cancers à l’âge adulte.
  • Le poids. L’activité physique est une bonne façon d’augmenter la dépense de calories. Bouger peut ainsi réduire le risque de souffrir de surpoids ou d’obésité. Cela est d’autant plus important que les individus qui sont obèses dès l’enfance sont plus susceptibles de l’être toujours à l’âge adulte.
  • Les os. Les activités qui demandent à l’enfant de supporter son poids, comme lorsqu’il grimpe, ou qui le font sauter permettent d’augmenter la densité de ses os et donc leur résistance. Ce type d’activité améliorerait également l’organisation interne des os, ce qui les rendrait plus solides.
  • La santé affective. Les enfants actifs ont une meilleure estime d’eux-mêmes, se font plus confiance et ont une meilleure image de leur corps. L’activité physique contribue aussi à réduire le stress de même que les symptômes de dépression et d’anxiété.
  • La socialisation. L’activité physique est une occasion pour l’enfant de développer ses compétences sociales et ses relations avec les autres. Bouger permettrait donc de briser l’isolement et de favoriser l’intégration sociale.
  • La réussite scolaire. L’activité physique peut améliorer les résultats à l’école pour plusieurs raisons. D’abord, les sports nécessitent de mémoriser des règles et des séquences de mouvements ou de prendre des décisions rapides. Par ailleurs, le fait de bouger activerait certaines zones du cerveau et augmenterait l’apport en sang que celles-ci reçoivent. De plus, la confiance et la relaxation que procure l’activité physique stimuleraient les habiletés intellectuelles de l’enfant. Enfin, les jeunes qui sont actifs adopteraient un meilleur comportement et développeraient un plus grand sentiment d’appartenance à leur école. Tous ces facteurs aideraient l’enfant à mieux fonctionner à l’école.

Le Sport : L’école de la vie !

Il enseigne des valeurs comme l’abnégation, le culte de l’effort, la volonté, le désir de réussir, le partage. Rencontrer des adversaires ou jouer avec des partenaires apprend la sociabilité, la coopération, l’esprit d’équipe, le respect.

Mais au-delà de cela, le sport va accélérer la prise de décision et faciliter la concentration.

Qui dit sport, dit règles, respect de soi et des autres !

Pour réussir, chacun doit se confronter au règlement et l’appliquer. De ce fait le comportement de l’enfant va s’adapter pour réussir. Un enfant timide prendra confiance en lui, un enfant agressif, apprendra à maîtriser ses émotions et réactions. L’enfant comprendra également qu’il ne peut gagner à chaque fois et acceptera plus facilement l’échec.

Tout cela sera alors applicable dans la vie facilitant l’adaptation de l’enfant face aux épreuves de la vie.

 

Les sports individuels :

Ils sont bénéfiques pour l’enseignement de l’autonomie. Contrairement aux sports collectifs, il n’y a pas de coéquipiers sur lesquels se reposer, le succès sera donc le résultat de leurs propres efforts, et ils pourront comprendre l’impact de leurs actions. Lors d’une défaite, l’enfant apprendra à assumer sa pleine responsabilité, il apprendra à identifier les raisons de son échec et tentera de s’améliorer.

Il faut savoir que les entraînements de sports individuels se font généralement en équipe et donc en coopération pour apprendre et tenter de tous s’améliorer, chacun se tire donc vers le haut

L’enfant va apprendre tout de même à se motiver seul, le courage doit venir de soi-même, ce qui est plus formateur qu’une motivation externe.

Exemples de sports individuels : tennis, badminton, tennis de table, judo, karaté, gymnastique, danse, natation, athlétisme, équitation.

 

Les sports collectifs :

Ils forgent le caractère et apprennent l’importance de l’unité au sein d’un groupe (seul, je n’avance pas). L’enfant va apprendre à évoluer au sein d’une équipe composée de personnalités différentes. Il va devoir s’adapter ou prendre position pour faire évoluer positivement son équipe.

Cela lui permettra plus tard d’orienter et de mieux définir son rôle au sein d’un groupe.

Certains enfants se découvrent une personnalité de leader, tandis que d’autres se spécialisent dans l’écoute des problèmes ou leurs résolutions. Ils apprennent à se sentir à l’aise dans leur rôle et à comprendre que chaque membre du groupe est indispensable pour arriver à un résultat commun.

Exemples de sports collectifs : football, Rugby, Handball, volley-ball, basket-ball, danse en groupe, natation synchronisée, water-polo...

 

Les bienfaits s’étalent même à la sphère scolaire. Le sport est une activité qui permet de s’échapper pour mieux s’impliquer dans les cours ou toutes autres activités parascolaires. En effet, les enfants bénéficiant d’entraînements après les cours où le week-end seraient plus assidus dans leurs études. C’est prouvé !