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en extérieur, des grands-parents et deux petits-enfants font un selfie

Grands-parents : que du bonheur à partager

05.08.19

« C’est mon Papy qui me l’a appris ! » entonne-t-il fièrement. Car même si les grands-parents se gardent bien de se mêler de l’éducation de leurs petits-enfants, ils n’en ont pas moins une multitude de choses à leur transmettre. Pour peu qu’ils prennent le temps. 

Mission « Transmission »

Sur ce point, ils sont sur la même longueur d’onde. D’après un sondage EGPE / Opinion Way de novembre 2013, interrogés sur la mission prioritaire grands-parents/petits-enfants, les deux répondent en chœur à plus de 70 % : transmettre. Même si pour les petits, ça commence par les jouets à Noël et que les grands espèrent plutôt leur refiler le virus de la lecture. Mais ils tombent d’accord sur les souvenirs. Dans une famille de plus en plus souvent démantibulée, il peut être rassurant de voir que certains phares restent debout dans la tempête. Et les petits-enfants ne se lassent pas de se faire raconter les dinosaures (que bien sûr Papy a connus de près), la guerre (les enfants adorent les histoires qui font peur), la 1ère rencontre avec Mamie, les anecdotes croustillantes d’une technologie balbutiante (mais comment vous faisiez sans Internet ?) et les grosses bêtises de leurs parents quand ils étaient petits (histoire d’engranger des arguments utiles pour de futures négociations)... Garants de cette histoire familiale, ils ont à cœur de la faire perdurer pour la prochaine génération.

Du bonheur à partager

Mais les grands-parents d’aujourd’hui ne font pas que radoter toute la journée. Ils sont carrément hyperactifs ! Certains se font des programmes chronométrés les jours où ils ont leurs petits-enfants. Au top 5 des activités partagées, les loisirs en plein air (balade, parc d’attraction, jardinage…), les sorties culturelles (ciné, musée, visite touristique…), les jeux de société, la cuisine (LE secret de la tarte tatin familiale) et le sport (piscine, foot, vélo...). Même quand on ne fait rien de spécial, tout est plus détendu qu’avec les parents. On prend le temps et on ne partage que les bons moments. En observant la nature, on redécouvre le bon sens et ses astuces (du miel sur une brûlure ou le pot de confiture pour piéger les guêpes) et ce n’est pas rare que ce soit avec Papy Mamie qu’on réussisse à pédaler sans les petites roues ou qu’on arrive à mettre ses lacets tout seul.

Petites confidences et grands secrets

L’absence d’enjeu éducatif dans cette relation privilégiée pousse également aux confidences. C’est un véritable lien de confiance qui s’instaure entre générations et pour peu qu’ils sachent les écouter, se mettre à leur niveau et ne cherchent pas à pontifier (on oublie le « Moi, à ton âge… »), les grands-parents sont bien vite au courant de tous les petits secrets de leurs petits-enfants. Le premier chagrin d’amour de l’ado, la peur du noir du petit dernier, les rêves contrariés de la grande… Le recul de l’expérience offre une grille de lecture apaisante aux questions existentielles. Privilège de l’âge, ils en ont vu d’autres, ils relativisent, ils savent – eux – que le temps a raison de tout et avec ces petites phrases toutes simples qui reviennent plus tard en mémoire, ils les aident à grandir.