2 mn
dans une classe, une étudiante assise écrit sur une feuille de papier, l'autre main est posée sur la tête

Les particularités du stress étudiant

20.01.20

Un quart des étudiants dit vivre en état de stress permanent. Si la peur de l’échec en est la principale cause, d’autres facteurs alimentent l’anxiété des post-bacheliers. Au cœur du problème, les premiers pas dans un nouveau monde qu’ils doivent affronter seuls.

Pic de stress avant les exam’

Les études supérieures sont sans pitié. Un peu comme le marché de la location dans les grandes métropoles. Beaucoup de prétendants, très peu d’élusSciences politiques, médecine, droit, prépa, écoles d’ingénieurs, de management, universités : il n’est pas une grande école qui n’annonce pas une farouche concurrence. L’inverse les discréditerait... Dans ces conditions, pas étonnant que les étudiants aient le ventre noué. Et ce, avant même de s’inscrire ! Pour 71 % d’entre eux en effet, l’orientation constitue déjà une source de stress*. Un chiffre qui bondit à 82 %  quand on évoque les études à proprement parler, et qui grimpe à 94 % à l’approche des examens.

*Sondage OpinionWay 2018

Le poids des responsabilités

Les études ne sont pas les seules responsables de cet état de stress. En réalité, elles intègrent le stress global d’une nouvelle vie dominée par son lot de responsabilités. L’étudiant qui quitte le nid parental se retrouve propulsé dans un monde jusqu’alors inconnu. Il doit faire les courses lui-même, apprivoiser les transports en commun et parfois régler tout ou partie des factures (et dénicher un petit boulot dans ce cas). Ajoutons qu’il est souvent seul en terre inconnue, loin de ses racines et de son petit confort. Pour couronner le tout, l’étudiant a pour mission de réussir son année scolaire. Avouons qu’il y a de quoi se faire quelques cheveux blancs.    

Stressé mais en bonne santé

Dans ce contexte d’hypertension, la santé passe un peu à la trappe. Si selon l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE), 73 % des étudiants disent être en bonne santé, chez eux, sauter un repas est un sport très répandu. Mais au registre des effets pervers du stress, il y a pire. 13 % des jeunes confessent ne pas manger à leur faim par manque de temps (37 %) et d’argent (32 %).  Près d’un tiers renonce même aux soins médicaux (soins dentaires et spécialistes en tête). Parallèlement, le stress a pour effet d’augmenter la consommation d’alcool, de tabac et de substances psychotropes. En période d’examen, mieux vaut opter pour des compléments alimentaires ciblés (oméga 3, minéraux, fer, magnésium ou encore iode) que d’avoir recours à des produits dopants (type amphétamines, stéroïdes et bêtabloquants) qui stimulent certes l’attention mais qui augmentent la fatigue et favorisent la dépression.