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dans un bureau, une femme avec un dossier à la main discute avec une étudiante

L’« universanté » pour les étudiants

20.01.20

Depuis 2008, les universités doivent « assurer une protection médicale au service de ses étudiants » via un SUMPPS (Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé). Objectifs : aider les publics fragiles, détecter d’éventuelles maladies et mener des actions de prévention santé.

Les avantages des SUMPPS

L’idée d’implanter une cellule santé au cœur du campus universitaire présente au moins trois avantages. Géographique d’abord. Plus besoin de courir à l’autre bout de la ville - ou de la région ! -  pour consulter le médecin de famille. Un médecin de centre de santé peut même devenir votre médecin traitant référent. Financier ensuite. Le tiers payant est pratiqué dans tous les centres de santé. L’étudiant ne débourse que la part complémentaire. Ces deux premiers arguments pèsent lourd quand on sait qu’un étudiant sur deux renonce à se soigner faute… de temps ou d’argent. Enfin, il y a l’aspect humain. Les SUMPPS sont des lieux où l’on respecte l’anonymat, où l’on prend en compte les différences de chacun sans jugement de valeur et où l’on peut compter sur un suivi personnalisé.

Bilan de santé

Les SUMPPS forment un noyau dur constitué de médecins, d’infirmiers, d’assistantes sociales, de psychologues ou encore de psychiatres. Aux côtés de ses professionnels de santé, on peut compter sur la présence d’étudiants-relais. Des ambassadeurs qui facilitent les échanges entre les étudiants et le centre de santé tout en menant des actions de prévention (cf. ci-dessous). L’étudiant n’a pas l’obligation de fréquenter les SUMPPS. En revanche, il est fortement conseillé d’effectuer au moins une visite médicale (gratuite) au cours des trois premières années d’études. Si les SUMPPS réalisent avant tout des bilans de santé classiques (tests de vue, d’audition, prise de tension, vérification et mise à jour des vaccinations), ils peuvent aussi aborder des questions d’hygiène qui touchent à l’intime comme la malnutrition, la sexualité ou encore les addictions (au tabac ou à l’alcool). Et le cas échéant, proposer aux étudiants des rendez-vous avec des spécialistes.

La prévention d’égal à égal

C’est toujours plus facile de se confier à un alter ego. D’où la présence des étudiants-relais (généralement plus âgés) intégrés au sein des SUMPPS. A travers des actions de sensibilisation et de prévention santé (jeux de groupe, tests, représentations théâtrales), les étudiants échangent d’égal à égal. Le stress des études, les troubles du sommeil, la mauvaise hygiène de vie, les premières expériences. Aucune thématique n’est évincée. Et pour cause. On n’est pas là pour faire la morale mais pour responsabiliser ces jeunes adultes. Le rôle des étudiants-relais va bien au-delà de celui de confident. Dans le cadre de soirées par exemple, ces ambassadeurs facilitent le lien avec le Bureau des Etudiants ou des associations étudiantes, fournissent du matériel (éthylotests, préservatifs, bouchons d’oreilles) et donnent toutes les clés pour organiser une soirée responsable.      

Source(s)

www.legifrance.gouv.fr