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cinq jeunes filles et 3 jeunes hommes en habit de soirée prennent un cocktail autour d'une table ronde

Fêtes étudiantes : alcool ou non ?

20.01.20

Si les fêtes étudiantes sont l’occasion de déstresser, elles sont malheureusement le théâtre de trop nombreux débordements. En cause, l’alcool. Le meilleur cocktail pour ne pas gâcher la fête est à base de prévention et de modération.

L’alcool bien présent

Quand on parle débordement, on pense souvent aux soirées d’intégration des grandes écoles, aux bizutages post-bac. Or, quand on est étudiant, la fête ne se cantonne pas aux premières semaines. L’alcool se distille aussi dans le temps : dans les soirées officielles, au cours des réunions entre copains, voire avant l’heure dite. En effet selon la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), 77 % des étudiants commenceraient à boire avant que la soirée ne débute. Deux autres chiffres avancés cette fois par la Sécurité sociale des étudiants (SMEREP) résument la situation générale : 68 % des étudiants consommeraient de l’alcool régulièrement dont 41 % pour relâcher la pression. Si les soirées privées échappent aux radars, celles à l’initiative d’une école ou d’une université sont soumises à des règles précises.        

La prévention réduit les risques

« Un verre ça va, après bonjour les dégâts. » On a tous en tête ce slogan qui, loin de se vouloir moralisateur, est avant tout préventif. La question n’est donc pas de savoir si oui ou non il faut autoriser l’alcool au cours des soirées étudiantes mais bien d’attirer l’attention des jeunes sur les effets dévastateurs d’une surconsommation. Le BDE (Bureau des Etudiants) joue ici un rôle prépondérant. Notamment celui de délivrer les clés d’une soirée réussie par la voix d’ambassadeurs. Ces derniers pourront expliquer comment mettre en place un système de navette, comment créer in situ un centre de premiers secours ou encore aider à l’élaboration d’une tarification intelligente (des softs moins chers que les boissons alcoolisées). La prévention se fait aussi au long cours. Certains campus organisent des rencontres/débats avec des spécialistes (addictologues, psychologues, urgentistes), sollicitent des compagnies théâtrales pour dénoncer les dangers de l’alcoolisme ou mettent en place de véritables réseaux associatifs.         

Pas une goutte d’alcool

On appelle ça les sober parties et elles nous viennent de Suède. Selon l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies), ces soirées sobres feraient fureur auprès des Millennials, cette génération née après l’an 2000. On trinque au jus de pomme, on élabore des Mocktails sirops/limonade et on ne s’en porte pas plus mal. Au contraire. En prenant le contre-pied des statistiques qui placent les Français au deuxième rang mondial des consommateurs d’alcool pur (près de 12 litres/an), les étudiants se préservent des lendemains difficiles. Interrogés sur les motivations de leur abstinence, ils mettent en exergue les dangers du binge drinking. Cette bonne veille biture express qui a conduit plus d’un de leurs aînés aux urgences. L’option « pas une goutte d’alcool » a d’autres avantages. Celui par exemple de ne pas avoir à désigner un bob pour ramener tout le monde et d’éviter les débordements type colère impromptue ou dérapages sexistes.               

 

Source(s)

www.etudiant.gouv.fr