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trois étudiantes assises devant une table regardent un téléphone portable et écrivent sur un carnet

Etudiants, pensez à votre santé !

25.10.19

Il mange mal et au lance-pierres, y ajoute (parfois) la consommation de produits psycho-actifs (alcool, tabac, cannabis), a un rapport débridé à la sexualité et rechigne à se soigner ! Etudiant, il est temps de penser à ta santé.   

Mauvais constat

Globalement, les étudiants affirment être en bonne santé (80 %). Mais comment peuvent-ils en être si sûrs quand la moitié d’entre eux affirme ne pas avoir mis le pied chez le médecin au cours des douze derniers mois ? qu’un tiers des étudiants inscrits à la fac déclarent carrément avoir renoncé aux soins ? et qu’une étudiante sur deux zappe son rendez-vous gynécologique annuel ? Raisons invoquées ? coût financier, manque de temps et le sentiment que ça va passer avec un comprimé de paracétamol. Mieux vaut ne pas avoir de pépin de santé car, selon l’Observatoire national de la vie étudiante, 14 % d’entre eux n’ont aucune complémentaire.

Mauvais comportements

Initialement, la Ritaline est un psychostimulant pour calmer les enfants hyperactifs. Cousine de l’amphétamine, celle qu’on nomme « drogue des examens » est plébiscitée par les étudiants car elle faciliterait la concentration. Au registre des smart drogues, le Modafinil connaît lui aussi un joli succès. Son pouvoir ? Aider les personnes souffrant de narcolepsie à lutter contre le sommeil. Et donc à enchaîner les nuits blanches pour réviser. Chez l’étudiant, l’automédication est devenue le moyen idéal pour améliorer les résultats, quels qu’ils soient… Ainsi, bien qu’interdite en France, la consommation de Poppers - substance euphorisante qui augmente les performances sexuelles - a été multipliée par 4 entre 2015 et 2019. Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, 3 % des 18-25 ans en consommerait. A cela s’ajoutent l’alcool, le tabac et parfois la prise de substances illicites type cannabis, ecstasy et autres solvants.      

Les bons réflexes

Etudiants, ayez les bons réflexes ! Depuis le 31 août 2019, il n’y a plus de régime spécifique de Sécurité sociale réservé aux étudiants. Vous basculez automatiquement sur le régime de vos parents mais vous pouvez vous créer un compte personnel sur ameli.fr. C’est sur le choix d’une mutuelle que vous avez toute latitude. Fortement recommandée, la complémentaire santé sert à payer le reste à charge, comme les 30 % d’une consultation chez le médecin généraliste. Comparez les offres par rapport à vos besoins (ophtalmologie, gynécologie, dentisterie…). Enfin, vous n’êtes pas seuls. Si vous avez des questions sur la sexualité (contraception, avortement…), le planning familial est à votre écoute. Les CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit) réalisent quant à eux des tests de dépistage du SIDA anonymes et sans ordonnance. Enfin, sachez que les BAPU (Bureau d’Aide Psychologique Universitaire) et les SIUMPPS (Services Inter-Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé) proposent des consultations psychologiques confidentielles 100 % prises en charge par la Sécu et que la FSEF (Fondation Santé des Etudiants de France) anime des ateliers et des thérapies. Là aussi gratuitement.