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Jeune femme aidant une personne âgée

La santé de l’aidant familial

01.07.20

En France, 8 millions d’aidants accompagnent des personnes dépendantes âgées, handicapées ou malades. Comment se préparer à un tel rôle ?

D’abord se faire aider

La santé de votre père isolé décline. Le fringant papa d’hier a aujourd’hui besoin de quelqu’un pour faire ses courses, pour nettoyer son intérieur et surtout besoin d’un confident.  En toute urgence, vous vous auto-désignez pour remplir le rôle d’aidant familial. Aucune loi ne vous l’interdit. Mais avant d’être dépassé par les événements, faites-vous aider !  L’Association française des aidants (Afa) propose ainsi des formations en ligne. En appelant directement le CCAS, vous pouvez aussi obtenir des réponses immédiates concernant les bonnes attitudes à prendre et les pièges à éviter. Enfin sachez que l’association France Alzheimer organise des stages en compagnie d’un psychologue et d’un aidant confirmé.   

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Organiser sa vie personnelle

Se préparer à être aidant bénévole, c’est aussi préparer votre entourage proche. Car ce nouveau statut va empiéter sur votre vie de couple, sur les rapports que vous avez avec vos enfants. Et comme vous n’avez pas le don d’ubiquité… A vous d’expliquer votre démarche à votre famille en toute franchise. Ce sera l’occasion de définir ensemble les limites de votre implication - oui aux démarches administratives, non aux soins -, de répartir la charge émotionnelle - les autres frères et sœurs, les amis sont là aussi – et de vous octroyer des sas de décompression.

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Aidants, vous avez des droits !

C’est pourquoi, la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) a instauré le droit au répit de l’aidant qui permet à l’aidant familial de se reposer. Cette aide est attribuée aux proches aidants de personnes bénéficiaires de l’APA, aux proches aidants assurant une présence indispensable à la vie de leur proche à domicile ou enfin aux proches aidants qui ne peuvent être remplacés pour assurer cette aide par une personne de l’entourage. En 2019, le droit au répit s’élevait à un peu plus de 500 €/an/personne aidée.* Le proche aidant peut aussi bénéficier d’un congé de solidarité familial (3 mois renouvelables une fois) lorsque la personne aidée est en fin de vie, de certains avantages fiscaux, notamment un crédit d’impôt (50 % pour l’emploi d’un salarié à domicile, 25 % pour l’installation d’équipements de sécurité, d’accessibilité ou sanitaires dans l’habitation principale du proche dépendant) ainsi que d’un droit à la formation (psychologique, gestes de premiers secours, soins…).

*Somme qui correspond à une semaine d’hébergement temporaire (tarif journalier moyen 65 euros), à 15 jours en accueil de jour (tarif journalier moyen 30 euros) ou à 25 heures supplémentaires d’aide à domicile.