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une femme met sa main sur l'épaule d'une autre femme

Aidons l’aidant à être moins seul

28.10.20

Onze millions de Français accompagnent quotidiennement un proche en situation de maladie ou de handicap. Physiquement éprouvantes, les missions de l’aidant familial sont source d’isolement psychologique, terreau de la dépression. Ce qu’il lui faut ? Un coup de main, du temps, de l’écoute et de la formation.    

Faire appel aux vrais pros

Tenez-vous-le pour dit : tout ne repose pas sur vos étroites épaules d’aidant familial. D’ailleurs aujourd’hui, si vous vous contentiez de discuter avec la personne aidée ? Si vous laissiez pour une fois de vrais professionnels s’occuper des courses, de la préparation des repas, de la toilette et de la lessive ? Les aides-ménagères et les aides-soignantes sont là pour ça. Sachez aussi qu’il existe aussi des services de garde itinérante qui peuvent prendre le relais la nuit.

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Temps de répit

L’aidant familial (aussi appelé aidant naturel ou proche aidant) peut avoir besoin d’un temps long pour partir en vacances ou pour se ressourcer. On appelle ça le droit au répit de l’aidant. Plusieurs solutions existent parmi lesquelles l’accueil de jour, l’accueil de nuit, l’hébergement temporaire (de quelques semaines à quelques mois), les familles d’accueil ou encore le « baluchonnage ». Un service de remplacement temporaire de l’aidant vivant avec son proche.   

Formations et écoute

Bien qu’inscrit dans la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, dans les trois-quarts des cas le statut de l’aidant est méconnu. En effet, le rôle ne s’anticipe pas : il nous tombe dessus sans crier gare. Et il n’y a rien de pire que d’être mal préparé. Pour aider l’aidant dans ses futures missions, des formations existent. Notamment via l’Association française des aidants, la Croix Rouge, voire certaines caisses de retraite. Apprendre les gestes qui sauvent, prodiguer des soins corporels, adopter les bonnes postures. Être aidant, ça s’apprend ! Si vous le souhaitez, vous pouvez allier le geste à la parole en intégrant des groupes de discussions comme les Cafés mémoire (France Alzheimer) ou les Cafés des aidants. Des espaces d’informations, de rencontres et d’échanges qui apportent souvent des réponses concrètes dans une ambiance détendue.

> A lire aussi : "Aidant : mode d'emploi" ! 

Aides financières

L’aide a un coût. Réservée aux plus de 60 ans, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) permet non seulement de financer l’aide à la personne mais aussi de rétribuer l’aidant selon des critères spécifiques. Pour ce faire, il vous faut demander l’attribution de cette allocation auprès du Conseil départemental ou d’un Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Un plan d’aide personnalisé sera élaboré en fonction du degré de dépendance. Dans l’hypothèse d’un adulte dépendant en situation de handicap, la prise en charge financière est similaire mais c’est la prestation de compensation qui est allouée. Elle se demande auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).