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dans un restaurant, un homme et une femme déjeunent face à face, d'autres personnes sont aussi présentes

La pause-midi, ça se travaille !

11.10.19

Trop grasse, trop rapide et trop salée, la pause déjeuner représente 40 % de nos apports énergétiques quotidiens. A une époque où « nous sommes devenus des bipèdes assis », la place de l’alimentation au travail est plus que jamais d’actualité. Et sauter un repas n’a jamais fait maigrir.

Du temps et du sain

Plats mangés au lance-pierre et menus de cantine hyper-caloriques. Bienvenue dans le monde du prêt-à-manger dédié au remplissage d’estomac. Résultat, 1/3 de la population adulte est en surpoids et 15 % frappée d’obésité selon l’enquête Roche-Obépi. Notre premier tort est de manger le midi n’importe comment. Au bureau, assis sur un coin de table ou à l’extérieur, debout dans la rue ou dans un fast-food. Le tout en 30 minutes chrono. 30 encore. C’est le pourcentage des Français qui considèrent ce moment comme un moyen de satisfaire un besoin physiologique…. Alors que le déjeuner doit être un moment de plaisir. Si le temps vous manque, vous pouvez réchauffer votre plat de la veille moins calorique qu’un plat en sauce. Pensez aussi aux nouveaux services de livraison diététique d’assiettes ou salades bio. Et, où que vous soyez, privilégiez toujours les légumes, les féculents et le poisson à la friture et aux burgers dégoulinants.

La nuit… nuit !

Une Française sur six et un Français sur cinq travaillent de nuit. Or, notre horloge biologique est réglée comme un coucou suisse : un repas toutes les six heures. Que faire alors quand la fringale tenaille le travailleur dit « posté »* à une heure du matin ? Il faut bannir la charcuterie, la viande rouge, les fromages et les gâteaux au profit d’une soupe de nouilles, de fruits séchés ou d’un sandwich tomates/thon, mais surtout sans matière grasse. A moins d’avoir prévu de faire une heure de squash, activité nécessaire pour éliminer 100 g de beurre mais inadaptée au rythme des 3-8. Riches en fer, en vitamine B et en magnésium, les légumineuses (lentilles, haricots rouges, pois cassés…) pourront vous aider à rester éveillés. Si vous piquez du nez vers les trois heures, un fruit ou un laitage vous donneront un coup de fouet salutaire. Enfin, on préfèrera le thé au café. Sans sucre bien sûr.

*Le travail posté concerne des secteurs d’activités très divers : les services hospitaliers, la manutention, la sécurité ou encore l’industrie. 

La tentation du « snacking »

Machine à barres chocolatées, distributeur de sodas/chips, pots entre collègues : les lieux de travail sont remplis de pièges. Si le grignotage n’est pas répréhensible, il n’en demeure pas moins nocif pour la santé. Un seul pain au chocolat équivaut à sept sucres ! Entre les repas, mieux vaut croquer dans des fruits frais, boire un smoothie à la betterave, grignoter une carotte ou du pain. Contrairement aux idées reçues, le pain, complet de préférence, a un indice glycémique bien inférieur aux galettes de riz. Enfin, ultime conseil : n’oubliez pas de boire de l’eau. Notre organisme en réclame 1,5 litre par jour. L’eau reste le meilleur coupe-faim et aide à la concentration.

Source(s)

Expression de Jean-Louis Lambert, sociologue de l’alimentation.