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un bébé assis dans l'herbe s'amuse avec des jeux à emboîtement colorés

Le jeu, c’est sérieux !

30.08.19

Le jeu et l’apprentissage sont a priori aussi incompatibles que l’eau et le feu. Mais un enfant qui passe naturellement ses journées à jouer n’est pas oisif pour autant. Le jeu est même essentiel à son développement. En jouant, il prend en main sa santé de demain.  

Jeux calmes

Il suffit de voir un enfant manipuler et empiler des pyramides de cubes en testant diverses combinaisons pour saisir tout ce que ce simple jeu mobilise pour lui : éveil sensoriel avec les formes, les couleurs et les textures, moteur avec la préhension et la coordination, intellectuel quand il enregistre, traite et range toutes ces nouvelles connaissances. Il essaie, répète, comprend qu’un même geste produit un même effet et donc comment se positionner pour obtenir un tel résultat. Autant de connexions neuronales qui forment son cerveau et lui garantissent un fonctionnement optimal à l’avenir. Qu’il joue seul, avec vous ou avec d’autres enfants, il est important de varier les activités d’exploration, de langage, d’imagination et de laisser l’enfant décider du moment où il veut changer.

 

Jeux actifs

Pour un enfant, jouer, c’est bouger. Encore faut-il que les parents résistent à la tentation de tout maîtriser ! Alors oui, il cavalcade, fait du bruit, tombe mais se relève. L’alternance entre tâtonnements et grands mouvements favorise sa concentration. Il est essentiel de lui laisser un vrai espace de liberté de jeu. Il doit pouvoir expérimenter par lui-même, explorer les limites et les ressources de son corps. Comme dans les bougeothèques®* où les tout-petits gambadent sans entrave et trouvent à leur rythme comment avancer, escalader et finalement marcher tout seul. Le jeu actif est vital pour assurer sa croissance osseuse, un bon développement musculaire, la souplesse des articulations et prendre en main le corps qui l’accompagnera toute sa vie !

Appellation déposée par la ville de Lambersart dans les Hauts-de-France

 

Jeux de plein air

4 enfants sur 10 ne joueraient jamais dehors ! Il n’y a pourtant rien de mieux pour leur santé. La dépense énergétique est démultipliée en plein air où il faut davantage s’oxygéner. Les sauts, culbutes, courses et lancers de ballon consolident le squelette, font travailler le souffle, entraînent la pompe cardiaque. Dehors, on grimpe, on prend des risques (modérés), et comme on est tenté de se dépasser, on gagne en assurance et on prend le goût de l’effort. Sans compter que le jeu sportif prévient la sédentarité et le surpoids. Les pays scandinaves proposent d’ailleurs des crèches en forêt, où les petits crapahutent par tous les temps. Résultat : des enfants plus résistants et moins malades que ceux qui restent douillettement surprotégés à la maison. Enfin, jouer à l’extérieur est souverain pour enrayer l’épidémie de myopie dont souffrent les bambins qui ne voient jamais plus loin que le bout de leur tablette…

Source(s)

www.lesprosdelapetiteenfance.fr