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Des amis pour la vie… en ligne

Des amis pour la vie… en ligne

25.10.19

Les adolescents de 13 à 19 ans passent en moyenne 13h30 par semaine sur Internet en 2015. Qu’y font-ils ? Regarder des vidéos, écouter de la musique, jouer en ligne et discuter sur les réseaux sociaux sont leurs activités favorites.

Certains parents ne s’en inquiètent guère pendant que d’autres s’arrachent les cheveux. Entre les deux, un juste milieu ? Les Académies des Technologies, de la Médecine et des Sciences ont lancé un appel à la vigilance raisonnée en avril dernier. Que dit-il ?

Si les réseaux sociaux offrent bien la possibilité d’une plus grande communication entre les jeunes, ou d’un soutien contre la solitude, d’un accès accru aux connaissances, de nombreux risques sont aujourd’hui avérés : l’addiction comportementale (avec dépression, anxiété, phobies et troubles de la personnalité) vis-à-vis des réseaux sociaux et de certains jeux vidéos, la vulnérabilité devant l’exposition aux scènes violentes, mais aussi harcèlement, stress, frustration et déconnexion de la vie réelle et de leurs amis de chair et d’os…

Sur le plan médical, les effets négatifs sont plus délétères encore pour les enfants et les adolescents. L’impact de la lumière bleue sur la rétine retarde la production de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Il s’en suit un manque de sommeil, puis une fatigue chronique, des troubles d’attention et de mémorisation, voire un désinvestissement scolaire.

Faut-il alors jeter (en recyclant…) tous les écrans ? A leur usage modéré, plutôt les sensibiliser. Pour des raisons de santé leur rappeler que la sédentarité derrière un écran est facteur de risque de surpoids ou d’obésité. Pour des raisons environnementales, suggérez-leur d’adopter un comportement bon pour la lutte contre le réchauffement climatique ; la sobriété numérique.

Faites-leur prendre conscience des dérives de l’économie de l’attention et de l’économie de la confiance : les informations sur leur vie privée alimentent des bases de données qui les profilent pour mieux vendre des produits ciblés.

Le rôle des parents, des grands-parents, des éducateurs est crucial pour apprendre à utiliser les écrans. Car il n’est plus question aujourd’hui d’interdire mais bien d’éduquer à la distance critique, au bon usage d’auto-régulation de l’usage des écrans, et de privilégier un véritable dialogue non virtuel, tout en montrant l’exemple d’une hygiène numérique. Pour continuer à surfer en toute sécurité

Source(s)

- Etude IPSOS, les jeunes, Internet et les réseaux Sociaux

- L’enfant les adolescents la famille et les écrans, appel à une vigilance raisonnées sur les technologies numériques, Avril 2019

« Sobriété numérique : les clés pour agir ? », de Frédéric Bordage. Ed. Buchet-Chastel