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des cuillères posées sur une table avec dans chacune d'elle un type de sucre : glace, en poudre blanc, en morceau, blond, vergeoise brune, miel

Alimentation : les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé sur le sucre

Par
ingénieure en alimentation et santé
Bien manger 12.04.18

Les nouvelles recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (2015), quant aux sucres libres sont claires: il est nécessaire de limiter l’apport à moins de 10% de la ration énergétique totale chez l’adulte et chez l’enfant. De manière plus générale, il serait préférable pour la santé de réduire l’apport de sucres libres à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit six cuillères à café par jour.

Le constat de l’OMS quant à la consommation de sucre

On parle de « sucres libres » lorsque l’on évoque :

  • les monosaccharides (glucose, fructose) ;
  • les disaccharides (saccharose ou sucre de table) ;
  • les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus de fruits à base de concentré.

À ce jour, les recommandations de l’OMS ne concernent ni les sucres présents dans les fruits et légumes frais ni ceux présents dans le lait. La principale préoccupation de l’OMS porte sur les sucres « dissimulés », que l’on retrouve dans de nombreux aliments et boissons du quotidien. Pour exemple, une canette de soda peut contenir jusqu’à 40 grammes de sucres libres, soit 10 cuillères à café.

« Nous disposons de données fiables montrant qu’un apport en sucres libres inférieur à 10 % de la ration énergétique totale réduit le risque de surpoids, d’obésité et de carie dentaire », d'après le Dr Francesco Branca, Directeur du Département Nutrition pour la santé et le développement de l’OMS.

Ramener l’apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale

À la suite d’analyses scientifiques, l’OMS recommande un apport réduit en sucres libres tout au long de la vie, avec un apport à 10 %, voire 5 %, de l’apport énergétique total. Différents travaux ont ainsi démontré :

  • que les adultes qui consomment moins de sucres libres sont plus minces et qu’une augmentation de la quantité de sucre dans l’alimentation entraîne une prise de poids ;
  • que les enfants qui consomment le plus de boissons sucrées ont une probabilité plus forte d’être en surcharge pondérale ou obèses que ceux qui en consomment peu ;
  • qu’un apport de sucres libres dépassant les 10 % de la ration énergétique totale entraîne une augmentation du nombre de caries dentaires.

Dans les pays où l’apport en sucres libres est faible, l’OMS recommande de ne pas accroître cet apport. Elle va plus loin, en précisant qu’il n’existe aucune preuve de la nécessité d’un apport en sucres libres supérieur à 5 % de l’apport énergétique total.

Il est à noter que les lignes directrices sur les sucres s’inscrivent dans les efforts déployés par l’OMS pour atteindre les cibles fixées dans le Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 visant à arrêter l’augmentation du diabète et de l’obésité, et à faire baisser le nombre de décès prématurés dus aux maladies non transmissibles de 25 % d’ici à 2025.