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Activité Physique Adaptée et Accident Vasculaire Cérébral

Activité Physique Adaptée et Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

31.10.19

En France, l’incidence annuelle des AVC en 2018 est supérieure à 150 000, avec plus de 30 000 décès. Ils touchent de plus en plus les adultes d’âge moyen (en particulier les femmes avant 55 ans) à cause des modifications du mode de vie (augmentation de l’inactivité physique et de la sédentarité) et du développement de risque cardio-vasculaires, avec en premier rang le tabagisme (HAS, 2018).

Prévenir l’apparition de l’AVC

Les facteurs de risque de l’AVC sont connus et la plupart sont modifiables : hypertension Artérielle, troubles métaboliques, obésité, pathologies cardiaques, tabagisme et sédentarité.

L’Activité Physique pratiquée régulièrement va permettre d’une part d’améliorer les facteurs de risque cités précédemment et d’autre part d’avoir des effets sur la qualité de la vasomotricité vasculaire (propriété qu’ont les vaisseaux sanguins de changer de diamètre).

Il est recommandé chez l’homme d’avoir une activité physique modérée à intense pour une meilleure protection vis-à-vis de l’AVC.

Cependant, chez la femme les recommandations d’intensité sont une activité faible à modérée et de durée prolongée.

Lutter contre la récidive

L’Activité Physique est le meilleur facteur de bon pronostic à long terme, avec une baisse des risques de récidive d’AVC, d’infarctus du myocarde (arrêt cardiaque) ou de décès de cause vasculaire.

Attention cet effet ne sera positif que si l’activité physique est associée à un changement du mode de vie, avec un respect de règles hygiéno-diététiques et un bon équilibre des facteurs de risque cardio-vasculaire modifiables.

L’Activité Physique Adaptée, une aide dans la réhabilitation

Généralement, suite à un tel accident, les personnes sont inactives et sédentaires du fait des séquelles fonctionnelles et de leur mode de vie avant l’événement.

Mais cela va réduire une fois de plus leurs capacités physiques et réduire leur qualité de vie tout en aggravant leurs facteurs de risque cardio-vasculaire et augmentant le risque de récidive d’AVC.

Donc après une telle épreuve, il est primordial de mettre en place un programme d’Activité Physique Adaptée (APA) aux capacités individuelles de chacun. Cela aura des effets bénéfiques sur la santé, le handicap et la qualité de vie des personnes.

L’Activité Physique pratiquée de manière régulière va permettre :

  • D’avoir des effets bénéfiques sur la neuroplasticité (capacité du cerveau à se réorganiser après une lésion) des zones cérébrales impliquées dans les fonctions cognitives.
  • D’améliorer la récupération fonctionnelle en particulier neuromusculaire, ainsi que la solidité structurelle osseuse, souvent fragilisée après un AVC.
  • D’avoir des effets bénéfiques sur la capacité cardiorespiratoire.
  • De diminuer le risque de syndrome dépressif.

L’Activité Physique Adaptée ne présente pas de risque particulier chez les patients et n’aggrave pas la spasticité musculaire (troubles moteurs caractérisés par des contractures musculaires involontaires touchant les muscles volontaires), y compris les activités physiques en renforcement musculaire.

Donc, après un AVC, une Activité Physique Adaptée (encadrée par des professionnels en Activités Physiques Adaptées) mise en place précocement, au mieux dans un centre de réadaptation, puis poursuivie régulièrement toute la vie améliore l’état de santé, l’autonomie et la condition physique.